Rupture conventionnelle et Clause de non concurrence
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#Clause de non concurrence et rupture conventionnelle
Quel délai pour renoncer à la clause de non-concurrence en cas de rupture conventionnelle ?
La mise en œuvre d’une clause de non-concurrence à l’occasion de la rupture du contrat de travail soulève de nombreuses interrogations pour l’employeur.
Doute sur sa licéité, la capacité financière de l’entreprise ou encore le risque -finalement- modéré de concurrence, sont autant de raisons qui peuvent amener les employeurs à lever cette clause à la fin du contrat de travail.
Mais en cas de rupture conventionnelle, la difficulté reste de savoir à quel moment il est envisageable de renoncer à l’application de la clause et libérer le salarié de l’interdiction de concurrence.
Pour rappel, cette possibilité de renonciation unilatérale doit avoir été expressément prévue par le contrat de travail ou la convention collective applicable à l’entreprise. À défaut, l’accord du salarié est impératif.
Revenant sur sa position antérieure, la Cour de cassation a considéré, dans un arrêt du 26 janvier 2022, que la clause de non-concurrence devait être levée, au plus tard, à la date de rupture fixée par la convention nonobstant toutes stipulations ou dispositions contraires.
Cela signifie donc que malgré des dispositions conventionnelles ou contractuelles, pouvant être plus favorables pour l’employeur, il n’est plus possible de lever cette clause postérieurement à la date de rupture fixée dans la convention de rupture conventionnelle au risquede ne pas pouvoir échapper au paiement de l’indemnité compensatrice prévue dans la clause de non-concurrence.
Notre conseil
Pour éviter toute difficulté, nous recommandons à nos clients de régler le sort de la clause de non-concurrence par le biais de la convention de rupture (formulaire CERFA) et de confirmer la levée de la clause par un acte séparé avant la date de rupture effective.